Antennes-relais au Kremlin-bicêtre:Dialogue bloqué


Marc Arazi*, Mohamed Benamari** et Alain Boulanger***, avaient rendez-vous ce Mardi 23 Mars en Mairie avec Jean Louis Boulanger, maire-adjoint (PS) du Kremlin-Bicêtre en charge de l’environnement, qui ne s’est pas présenté au rendez-vous.

Ils étaient venus lui remettre 250 pétitions de parents d'élèves et de reiverains réclamant le déplacement des antennes-relais situées au dessus de l’école Primaire Pierre Brossolette, sur un bâtiment de l’OPH (8bis rue du 14 Juillet); Ils demandent également la création d’une commission municipale antennes-relais, intégrant les associations, et le lancement d’une campagne de mesures de champs sur l’ensemble du territoire communal.

Interpellés depuis près d’un an sur ces questions, la mairie du Kremlin-Bicêtre et l’office public d’habitat ont systématiquement refusé de prendre en considération les demandes des associations de riverains et de parents d’élèves.

Les trois associations regrettent l’attitude de l’adjoint à l’Environnement, qui n’a pas honoré ce rendez-vous pris de longue date et n’a pas jugé utile d’informer de son absence.
Ils s’interrogent également sur les raisons d’un dialogue totalement bloqué du côté de la municipalité du Kremlin-Bicêtre.

Enfin, et surtout, ils demandent à la Mairie et l’ OPH de prendre rapidement des mesures pour faire face à un risque de santé publique concernant notamment de jeunes enfants.



*Marc Arazi:Délégué régional IDF de l’association P.R.I.A.R.Té.M

**Mohamed Benamari:Porte-parole du Collectif Kremlin-Village et militant Cap21 du Kremlin-Bicêtre

***Alain Boulanger:Président de la F.A.L.C. (fédération des associations de locataires citoyens)

Elections régionales: Interpellez vos candidats

Les 14 et 21 mars prochains nous allons élire nos conseillers régionaux. C’est le moment de demander aux candidats de s’engager sur les cinq points suivants :

1. Nous vous demandons de faire en sorte qu’il n’y ait aucune antenne sur les lycées de votre région, à l’image de ce qui a déjà été fait dans la région Auvergne ;

2. Nous vous demandons d’agir afin qu’aucune des installations situées sur le domaine régional n’expose un bâtiment sensible ;

3. Plus généralement, sur le domaine public régional, nous vous invitons à faire en sorte que les antennes qui pourraient y être implantées respectent les conditions de vie et de santé des riverains. Cela suppose d’exiger que les opérateurs s’engagent à veiller à ce qu’aucun riverain ne soit exposé à plus de 0,6 V/m ;

4. De soutenir, en tant que membre des conseils d’administration des lycées, des mesures d’interdiction du portable au sein des établissements en accompagnant cette demande d’une proposition d’information à destination des adolescents sur les risques liés à un usage irraisonné du portable et sur les bons gestes à connaître pour en limiter les effets ;

5. De ne pas installer le WiFi dans les établissements scolaires mais aussi plus généralement dans tous les lieux accueillant du public et, plus largement, dans tous les lieux où siègent, de façon prolongée, vos salariés. Les connexions filaires sont beaucoup plus neutres pour nos organismes et beaucoup plus efficaces.

Nous vous invitons tous à personnaliser et à adresser ce courrier aux candidats de votre région:

Lettre-type à adresser à toutes les têtes de liste aux élections régionales (y compris les têtes de liste départementales)




Madame, ou Monsieur X

Objet : engagement en faveur des 5 mesures de protection des populations exposées aux champs électromagnétiques de la téléphonie mobile et des applications connexes proposées par Priartem

Madame, Monsieur

Vous dirigez la liste xxxx, à l’occasion des élections régionales, dans la région xxxx ou le département xxxx. C’est à ce titre que nous nous adressons à vous et comptons d’avance sur l’intérêt que vous porterez à nos requêtes.

Notre association xxx ou notre collectif xxxx, affilié(e) à l’association nationale Priartem ou, pour les adhérents particuliers, notre association Priartem – Pour une réglementation de l’implantation des antennes-relais de téléphonie mobile - se bat, tant au niveau national que local pour que toutes les solutions soient mises en œuvre afin de réduire l’exposition de la population aux radiofréquences, lesquelles ont envahi nos environnements de vie et de travail en à peine plus de dix ans. Elle demande, tout particulièrement, que de nouvelles limites d’exposition nationales soient définies, notamment en ce qui concerne celle que subissent, le plus souvent contre leur gré, les riverains d’antennes. Elle peut aujourd’hui s’appuyer sur les recommandations, remises en octobre dernier, par l’Agence d’expertise spécialisée sur les questions de santé environnementales, l’AFSSET, à ses ministres de tutelle, ministre de la santé, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer. L’agence d’expertise considère en effet que l’existence de signaux indéniables tendant à montrer que les ondes de la téléphonie mobile ont une incidence sur nos organismes, nécessite la mise en place de mesures immédiates. Elle propose ainsi l’application, au dossier de la téléphonie mobile du principe ALARA – as low as reasonably achievable - qui, défini à l’origine pour gérer las risques nucléaires, veut que soient toujours recherchés les niveaux d’exposition les plus faibles.

Même si les régions ne disposent pas de toutes les compétences, en la matière, elles ont cependant des moyens d’agir afin de favoriser un développement plus contrôlé de la téléphonie mobile sur leur territoire. C’est pourquoi, nous vous demandons de vous engager sur les cinq points suivants :

1. Nous vous demandons de faire en sorte qu’il n’y ait aucune antenne sur les lycées de votre région, à l’image de ce qui a déjà été fait dans la région Auvergne ;

2. Nous vous demandons d’agir afin qu’aucune des installations situées sur le domaine régional n’expose un bâtiment sensible ;

3. Plus généralement, sur le domaine public régional, nous vous invitons à faire en sorte que les antennes qui pourraient y être implantées respectent les conditions de vie et de santé des riverains. Cela suppose d’exiger que les opérateurs s’engagent à veiller à ce qu’aucun riverain ne soit exposé à plus de 0,6 V/m ;

4. De soutenir, en tant que membre des conseils d’administration des lycées, des mesures d’interdiction du portable au sein des établissements en accompagnant cette demande d’une proposition d’information à destination des adolescents sur les risques liés à un usage irraisonné du portable et sur les bons gestes à connaître pour en limiter les effets ;

5. De ne pas installer le WiFi dans les établissements scolaires mais aussi plus généralement dans tous les lieux accueillant du public et, plus largement, dans tous les lieux où siègent, de façon prolongée, vos salariés. Les connexions filaires sont beaucoup plus neutres pour nos organismes et beaucoup plus efficaces.

Dès réception de votre réponse, nous la publierons sur notre site Internet afin que chacun connaisse vos engagements.

Dans cette attente, nous vous prions de recevoir nos plus sincères salutations.



Coordination départementale PRIARTEM

L'association PRIARTéM organise Samedi 14 Novembre une réunion de coordination des collectifs du Val de Marne. L'occasion de mettre en commun des expériences locales et de s'inspirer des mobilisations réussies. La présence d'un journaliste du Parisien permettra également de mettre un coup de projecteur sur la situation au Kremlin-Bicêtre:

Le samedi 14 novembre 2009, de 15h à 17h à Nogent sur Marne ,Espace Marie Curie, Avenue Smith Champion.


>>plus d'informations sur http://www.priartem.fr/




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Vers un permis de construire pour les antennes-relais?

Dans un rapport parlementaire publié mercredi, le député Alain Gest plaide pour «une approche rationnelle des risques».

Permis de construire pour les antennes-relais, instauration d'une taxe de 0,25 € sur chaque téléphone vendu pour financer les recherches épidémiologiques, équiper les portables d'une oreillette rétractable pour réduire l'exposition : telles sont les propositions phares du rapport «Téléphonie mobile, technologie sans fil et santé» présenté mercredi après-midi par le député UMP de la Somme, Alain Gest.
Destinataire de ce document de 205 pages, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) a également souhaité que le débit d'absorption spécifique, le fameux DAS qui mesure le niveau de radiofréquences émis par le portable vers l'usager, soit affiché sur le téléphone même et non plus sur les lieux de vente comme le prévoit le décret actuellement en préparation.
Sur ce sujet très controversé, Alain Gest insiste, avec des accents très gaulliens, sur l'«ardente obligation» de «réconcilier développement technologique et protection de la santé». Plaidant pour «une approche rationnelle des risques», comme «principe de base souhaitable», il rappelle le «quasi-consensus» des scientifiques «sur l'innocuité des antennes-relais et des technologies sans fil», comme le Wi-Fi, et «l'absence d'un risque sanitaire avéré» lié à l'emploi des téléphones portables.
Pour le député de la Somme, il importe de «réaffirmer la distinction entre l'exposition à la téléphonie mobile et l'exposition aux antennes-relais». Si le principe de précaution doit s'appliquer aux portables, notamment vis-à-vis des jeunes enfants pour lesquels on dispose encore de peu de données, il convient de se limiter à un «principe d'attention» aux riverains des antennes-relais. Pas question donc d'abaisser les valeurs limites d'exposition comme le réclament certaines associations.
En revanche, le parlementaire propose, dans un souci de concertation, d'assujettir «la demande d'installation des antennes-relais à la procédure du permis de construire». Avec la possibilité pour les maires «de faire procéder à des mesures de niveaux d'exposition» avant et après. Reste à définir, comme le souligne Olivier Borraz, directeur de recherche au Centre de sociologie des organisations du CNRS, «les bases légales sur lesquelles les maires pourront refuser l'implantation d'une antenne dès lors que le dossier est conforme à la réglementation».
Alain Gest propose également de développer les recherches sur les causes des problèmes rencontrés par les personnes se déclarant électrohypersensibles, sachant «qu'aucun lien n'a été établi entre les troubles allégués et la présence des ondes», précise au Figaro le professeur André Aurengo, de l'Académie de médecine. Alors que ce dernier salue «une réflexion intelligente et courageuse», les associations Priartem et Agir pour l'environnement dénoncent «un rapport politique qui préconise un statu quo inacceptable en matière de seuils d'exposition».

Radiofréquences: L'AFSSET recommande de réduire les expositions


L'AFSSET vient de publier son rapport sur les champs électromagnétiques:

Ce rapport rapport d'expertise confirme l’existence d’effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires, rapportés par une dizaine d’études expérimentales considérées par l’Afsset comme incontestables.


L’Agence considère qu’il convient d’agir et fait les recommandations suivantes :


· Développer la recherche, pour lever les incertitudes qui demeurent et se tenir aux aguets des signaux nouveaux qui émergeraient.

· Réduire les expositions du public.



>> Lire le communiqué de l'association P.R.I.A.R.Té.M ici

>> Lire le communiqué de presse ici

>> Consulter le rapport complet ici
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Merci !

Tout d'abord un grand merci aux 53 participants de notre débat d’hier soir sur les antennes-relais et à tous ceux qui n'ont pas pu venir mais qui nous ont apporté leur soutien.
Nous espérons que cette soirée aura répondu aux questions que vous vous posiez et qu’elle vous aura convaincu de la nécessité d’agir localement pour faire bouger les choses.

Cette réunion est une première étape. Il est important que ce débat s’inscrive à présent dans la durée. Nous devons continuer d’ informer les kremlinois et de les sensibiliser aux risques liés aux champs électromagnétiques.

Nous comptons maintenant sur vous pour relayer l’information auprès de vos amis et voisins, et leur faire signer la pétition du collectif Pierre Brossolette. Une version électronique est disponible pour ceux qui le souhaitent:

petition

Nous pouvons également vous en fournir des exemplaires en version papier. Pour cela contactez-nous à l’adresse : kremlin.village@gmail.com ou par téléphone au 06.86.91.78.60

Si vous disposez par ailleurs de temps libre, de connaissances, de matériel, de contacts (journalistes, responsables associatifs) ou toute autre chose qui pourrait appuyer notre démarche, faites-le nous savoir à cette même adresse.


Encore une fois merci et à très bientôt!